Le succès de la thalasso au fil des siècles

thalassotherapie

Les soins de thalasso et nos ancêtres

Parfois vivement conseillés, parfois bannis, les soins de thalassothérapie ont traversé l’histoire pour venir jusqu’à nous et nous offrir tout le bien-être et les bienfaits actuellement connus et reconnus pour l’organisme. Parcourons les grandes phases de l’histoire de la thalassothérapie.

Les Egyptiens et la thalassothérapie

Les Egyptiens déjà conseillaient l’usage de l’eau de mer pour soigner et essuyer des plaies et pour le pouvoir thérapeutique du bain marin ; Euripide (480-406 avant J.C.) étant justement tombé malade en Egypte fut soigné avec des bains froids d’eau de mer et il écrivit : « la mer guérit les maladies des hommes ».

En observant les égyptiens qui séchaient les poulets et les poissons au soleil, Erodono d’Alicarnasso (484-425 avant J.C.) déduisit que le soleil empêchait la putréfaction de la viande et il écrivait que l’exposition de l’homme au soleil le fortifie.

Ce même Erodono, selon ce que réfère Oribasio, proposait le bain de sable selon une technique très semblable à celle de nos jours. Même Aristophane (450-385 avant J.C.) dans ses oeuvres, montre qu’il apprécie le climat marin pour son activité thérapeutique.

En outre, la suggestion ne peut pas échapper que l’image de la mer évoque dans les soldats de Xénophon (430-355 avant J.C.) lesquels, au cri de Tàlassa Tàlassa ! voient en celle-ci le saut (Xénophon, Anabase, Livre IV : du mont Teche les grecs voient la mer après avoir parcouru 2.500 km de Cunassa près de Babylone où Astaserse est tué par son frère Cyrus).

 

Grecs et Romains

Les Grecs et les Romains aimaient bronzer : ces derniers édifièrent des villas sur les plages de la Mer Tyrrhénienne, de l’Adriatique et même de la Mer du Nord et conseillaient l’usage de l’eau de mer pour ses multiples activités thérapeutiques (Celsius Aulo Cornelius, Plinius, Sénèque) ou pour conserver la beauté du corps : tel était le but du bain marin pour Cléopâtre.

Pline l’Ancien (23-79 après J.C.) écrivait : les bains de mer excitent et développent le corps.

Celso, dont l’oeuvre remonte, selon Pazzini, à la fin du premier siècle avant J.C., dans le De Medicina, conseille d’assouplir les membres au soleil plutôt qu’à l’ombre et de faire suivre à l’exercice musculaire l’onction exécutée au soleil.

Avec combien de soin Néron faisait usage de l’eau de mer est dit par Svetonio (69-130 après J.C.) dans sa Vita dei Cesari.

Le solarium, dans les thermes romains, servait pour le bain de soleil, comme réfère Pline (23-79 après J.C.) qui, avec Cicéron (106-43 après J.C.) appelait le bain solaire « sol arsus » si exécuté avec exposition avec la peau sèche et « sol unctus » avec la peau huilée.

La femme de l’empereur Galien (218-268), Cornelia Saponina se rendait à la mer pour s’exposer au soleil.

Sous l’empereur Julien, le médecin Oribasio (325-423 après J.C.) dans ses « Collectiones medicae » composées de 70 livres, recueillit ce qui était connu de médecine jusqu’à son temps ; il conseillait le bain de soleil pour le soin de l’arthrite et de l’obésité.

De la très vaste iconographie sur l’antique symbolique solaire et marine, il apparaît évident que la sacralité de laquelle devait dériver la foi en un pouvoir thérapeutique du soleil et de la mer.

 

La thalassothérapie sous le Christianisme, le déclin

Le Christianisme et la chute de l’Empire marquaient la fin des grands Mythes et voyaient l’homme rentrer dans une obscure fausse pudeur qui lui fait abandonner toute pratique favorisant l’exposition du nu, l’hygiène corporelle, la gymnastique et ces mêmes cures thermales.

 

Partout, et pas seulement en France, « le Moyen Age a le dégoût et l’horreur de la mer » (Leroy).

Toutefois au Moyen Age c’est Avicenne (Abu-Alì al Hussein, Buchara, 980-1037) qui rappelle l’attention avec ses oeuvres sur la technique soignée avec laquelle doit être exécuté le bain de mer et sur l’héliothérapie chez les sujets faibles.

Même sur la foi de vagues nouvelles, mais plus que tout par expérience directe, beaucoup recourent à la mer pour soigner les maladies cutanées ; parmi ceux-ci nous trouvons, en 1578 à Dieppe, Henri III Roi de France.

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