Effets du massage sur l’organisme

massage

Massage et action physiologique sur l’organisme

L’action du massage sur notre corps est complexe et diversifiée. Nous vous exposons les différentes conséquences du massage sur notre organisme ainsi que le mécanisme de son action.

Mécanisme de l’action physiologique du massage sur l’organisme

Le massage est un stimulant mécanique dosé du corps, provoqué par la main du masseur ou par les appareils.

Pendant longtemps, on a associé le mécanisme d’action physiologique du massage principalement avec l’action mécanique sur les tissus où ce il est appliqué.

Cette simple notion sur le mécanisme d’action du massage est apparue sur la base de l’étude mécaniciste effectuée par le médecin allemand Wirhof, qui jusqu’à présent est partagée par beaucoup de spécialistes à l’étranger, avec les travaux des physiologistes russes I.M.Sechenov, I.P.Pavlov et de ses disciples sur l’excitabilité, l’inaction trophique du système nerveux, l’intersection des organes des sens et les intercepteurs ont permis de connaître correctement l’action du massage sur l’organisme.

L’action du massage sur l’organisme représente un processus physiologique complexe dans lequel beaucoup de systèmes et organes sont impliqués, tous dirigés par le système nerveux central.

Dans le mécanisme d’action du massage sur l’organisme il faut souligner trois facteurs : nerveux, humoral et mécanique.

Dans le processus du massage on exerce avant tout une action sur les mécanismes nerveux qui se trouvent dans les différentes couches de la peau et qui sont en rapport avec les systèmes nerveux centraux et nerveux végétatifs.

L’énergie mécanique des différentes manipulations se transforme en énergie d’excitation nerveuse qui représente un lien nerveux dans la chaîne de réactions réflexes complexes.

L’essence de l’action neuro-réflexe du massage se base sur la stimulation des récepteurs cutanés, des récepteurs logés dans les muscles, tendons, capsules articulaires et ligaments, ainsi que des récepteurs d’arrêts des vaisseaux.

Les impulsions passent au système nerveux central par les voies sensorielles et atteignent les zones des grands hémisphères cérébraux, où ils sont synthétisés dans une grande réaction complexe et provoquent des différents changements fonctionnels dans l’organisme.

Les impulsions centrales modifient non seulement l’état fonctionnel de l’écorce de l’encéphale, mais aussi d’autres régions du système nerveux central (moelle épinière, cervelière, formations fonctionnelles du tronc de l’encéphale, etc.) Pavlov a caractérisé l’action des différents stimulants de la manière suivante :

« Cela signifie que dans l’un ou l’autre récepteur elle heurte un certain agent externe ou interne de l’organisme, ce choc est transformé en processus nerveux, dans un phénomène d’excitation nerveuse. L’excitation parcourt les voies afférentes vers le système nerveux central, et de là, grâce aux liaisons établies, arrive par d’autres conduits à l’organe qui travaille, en transformant à son tour un processus spécial des cellules de cet organe. De cette manière, cet agent est normalement uni à l’une ou l’autre activité de l’organisme, tout comme la cause avec l’effet ».

Un exemple de l’action neuroréflexe du massage peut être le changement d’activité du coeur, des poumons, de l’intestin et d’autres organes internes, par le système relatif de la peau (reflet viscéro-cutané), des muscles (reflet viscéro-moteur) et d’autres tissus.

Les réactions de réponse de l’organisme peuvent être différentes en fonction de l’état du système de la centrale nerveuse, de l’état fonctionnel des appareils nerveux qui reçoivent la stimulation, le dosage et le caractère des manipulations et d’autres conditions.

Associé au facteur nerveux, le facteur humoral revêt un grand rôle dans le mécanisme d’action du massage (du Grec humeur- liquide). Son action consiste en la formation des substances biologiquement actives transmises au sang, en figurant entre les hormones tissulaires sous l’influence du massage dans la peau.

Ces substances participent aux réactions vasculaires dans la transmission des impulsions nerveuses.

Les recherches des scientifiques soviétiques Alpen,. Zvonitkii et d’autres ont démontré la formation d’histamine et substance de type histaminique qui sous l’action donne des stimulations cutanées, le massage.

Le massage élève l’activité vitale des éléments des couches profondes de la peau qui ont une fonction de sécrétion interne. Avec les produits de la décomposition protéique (aminoacides épileptoïdes) celles-ci sont transporteurs dans le vaisseau sanguin lymphatique dans tout l’organisme, en exerçant une action différente sur les vaisseaux et autres organes et systèmes.

Le massage produit un effet de type histaminique très rapide (N.S.Zvonitkli).

Sous l’action du massage, l’acétylcholine, présent dans les cellules en état inactif et de la « liaison colloïdale » passe à un état actif et soluble.

Cet état joue un rôle important comme médiateur dans la transmission de la stimulation nerveuse d’une cellule nerveuse à une autre. Les recherches effectuées par A.A. Elriukov ont démontré la diminution de la période latente de contraction des muscles après le massage, ce qui trouve son explication dans l’action tant du facteur nerveux (élévation de l’excitabilité des centres nerveux) que des facteurs humoraux.

Le facteur humoral n’est pas indépendant, puisqu’il est réglé par l’écorce des grands horaires cérébraux. En prenant à part la réalisation du processus nerveux le facteur humoral conjointement avec ce qui est nerveux conditionne la combinaison nécessaire de réactions dans l’organisme.

Le massage exerce non seulement une action directe, mais aussi un mécanisme sur les tissus sous forme de distension, déplacement et pression qui est exprimé dans l’extension de la circulation lymphatique, sanguine et du liquide intratissulaire, élimination des cellules mortes de l’epidendrums, etc..

Le facteur mécanique exerce une influence considérable dans la prévention des phénomènes de stagnation, ainsi que dans l’accroissement du métabolisme et de la respiration cutanée dans la zone de d’objet de massage.

C’est ainsi que le mécanisme d’action du massage représente au niveau de l’organisme un processus physiologique complexe d’interaction entre les facteurs nerveux, humoraux et mécaniques.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>