Action du massage sur la peau

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Efficacité du massage sur l’épiderme et le derme

Bien plus qu’une simple action locale, le massage est bénéfique pour l’ensemble de l’organisme et notamment pour l’élasticité et la souplesse de la peau. Découvrez tout le mécanisme du massage et ses actions sur la peau.

Par sa conformation anatomique la peau représente un organe complexe qui exerce différentes fonctions.

La peau est composée de deux couches principales, à savoir : la couche superficielle (épiderme) et la peau elle-même (le derme).

La couche de matière grasse sous-cutanée est celle qui unit la peau avec les tissus sous-jacents. La couche la plus superficielle de l’épiderme est kératinisée.

Les cellules superficielles se meurent progressivement, et sont remplacées par de nouvelles qui se trouvent dans la couche inférieure de l’épiderme.

La couche cornée est peu perméable à l’eau, mais assez aux gaz (oxygènes, etc.) ; elle est résistante aux influences mécaniques et atmosphériques.

La plus grosse épaisseur se situe au niveau des zones soumises à davantage de pression (plantes les pieds, paumes des mains et coudes).

Dans la couche inférieure de l’épiderme on trouve les formations intercellulaires spéciales qui perçoivent le contact.

L’épiderme ne présente pas de vaisseaux et sa nutrition se réalise au moyen du liquide tissulaire (lymphe et plasma) qui arrive par les fentes intercellulaires. Le derme constitue une couche conjonctive. La masse principale de la peau est constituée par des fibres collagènes et élastiques.

Ces dernières transmettent à la peau leurs propriétés. Dans le derme on trouve des glandes sudoripares et sébacées, vaisseaux sanguins et lymphatiques, fibres nerveuses cérébro-spinales ou neurovégétatives et organes neurosensitives qui reçoivent la pression et les stimulations tactiles, thermiques et cryogènes.

Les terminaisons nerveuses de la peau sont en realtion avec le système nerveux central.

Glandes sudoripares

Ce sont les glandes tubériformes simples.

La partie sécréteuse forme une espèce de pelote, tandis que le conduit excréteur arrive jusqu’à l’épiderme et sort entre ses cellules. Les glandes sudoripares se trouvent quasiment sur toute la surface du corps, avec une grande concentration au niveau de la paume des mains et de la plante des pieds.

Le nombre total de glandes sudoripares dépasse les deux millions. La sueur contient 98.99% d’eau, urée, acide urique, sels de métaux alcalins, etc.

Lors d’un travail musculaire intense la teneur en acide lactique et substances azotées augmente dans la sueur.

À travers la peau on élimine 80% de la chaleur qui se forme dans l’organisme par la radiation thermique, la conductibilité et l’évaporation de l’eau qui se trouve dans la surface de la peau. La thermorégulation a lieu grâce à a stimulation des centres thermorégulateurs.

La température de la peau est généralement de 32.0 ou 36.6 ° sur les différentes parties du corps. Les glandes sébacées sont lobées et s’ouvrent directement dans les follicules pilaires ou bien dans la surface de la peau.

Les glandes sébacées entretiennent une relation avec la pilosité, dans la mesure où au niveau de quelques parties exemptes de poils celles-ci peuvent ne pas exister (par exemple, paumes des mains et plantes des pieds). La sécrétion séreuse plus accentuée est présentée dans la peau du visage.

Les matières grasses de cholestérol qui font partie de la couche cutanée ne sont pas décomposées par les micro-organismes, ce qui protège la peau des infections externes. L’approvisionnement sanguin de la peau s’effectue à travers des artères lesquelles forment un réseau subscapulaire et se dirigent vers les couches superficielles de la peau. Celles-ci ont la capacité de varier son diamètre, grâce auquel on règle le flux sanguin. D’ici sortent les artères vers les papilles, les follicules pilaires et les glandes sébacées.

Dans les zones où la peau se soumet à une pression, le réseau d’artères est plus puissant, Ici les articulations ont une forme sinueuse (ceci les protège de la rupture de la peau quand celle-ci se déplacera et une grande quantité d’anastomosés).

Les veines cutanées forment quatre plexus entrelacés.

La vitesse et le volume de la circulation sanguine dans la peau sont garantis par la contraction ou la relaxation des artères. La peau constitue un des réservoirs de sang, elle peut contenir jusqu’à un tiers de la quantité totale de sang de l’organisme.

La peau est riche en vaisseaux lymphatiques. Dans sa couche papillaire se trouve un plexus de capillaires lymphatiques. Ceux-ci se distribuent plus profondément que les vaisseaux sanguins : En sortant des papilles les vaisseaux lymphatiques suivent la même direction que les vaisseaux sanguins.

La peau prend part dans le métabolisme général : aqueux, salin, thermique, des hydrates de carbone, matières grasses et vitamines.

Le massage exerce une action physiologique différente sur la peau

Comme nous avons déjà indiqué, la peau conduit la stimulation vers le système nerveux central par l’appareil récepteur et prend part des réactions de réponse à l’organisme. Dans le processus du massage les cellules mortes de la surface de la peau sont éliminées améliorant l’inaction sécréteuse des glandes sébacées et sudoripares, les orifices excrétoires des cellules.

L’élévation de l’activité des glandes sudoripares garantit pour l’organisme l’élimination des produits résiduels du métabolisme, dont la quantité augmente considérablement. Pendant le travail musculaire Sous l’action du massage, la circulation lymphatique est améliorée ainsi que la circulation sanguine veineuse et artérielle dans la peau. Suite à ceci l’approvisionnement sanguin devient un vaste terrain, il évite l’hémostase et il améliore l’hydratation de la peau. La température du corps augmente là où on applique le massage, ce qui à son tour garantit l’accélération des processus métaboliques et de fermentation.

L’élévation de la température du corps a une grande importance dans la pratique sportive, puisqu’elle peut effacer la sensation fébrile avant la compétition et prévenir les lésions de l’appareil locomoteur. Suite à un approvisionnement sanguin étendu, la peau redevient souple et élastique, ainsi que, sa résistance s’élève considérablement devant les influences mécaniques défavorables et de température, l’action du massage, particulièrement de la friction, sur la peau se montre aussi dans le renforcement du mouvement de la lymphe tant dans de petits vaisseaux lymphatiques comme dans les plus grands, de manière égale, dans l’accélération du flux sanguin dans les vaisseaux.

La friction favorise le détournement non seulement des vaisseaux qui se trouvent dans la zone objet de massage, mais aussi ceux qui sont autour. Ceci est ce que nous appelons l’action absorbante du massage. Cette action a une explication dans la diminution de la pression dans les vaisseaux qui reçoivent le massage, le massage élève aussi le tonus cutané musculaire, ce qui fait que la peau redevient lisse, compacte et élastique.

Sous l’action du massage le métabolisme local est amélioré ce qui influence positivement le métabolisme général de l’organisme.

De cette manière, les différentes manipulations, en agissant principalement sur la peau au moyen de facteurs nerveux, humoraux et mécaniques, exercent leur influence sur l’organisme.

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